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 PETITS ET GROS BOBOS

28/12/2010

 

Fièvre de bébé : pas de panique !

Un gros rhume, une poussée dentaire… et voilà le thermomètre qui s’envole. Savez-vous comment réagir ? Peut-on donner n’importe quel médicament à un enfant ? Un dossier pour être incollable sur les traitements de la fièvre et éviter de courir chez votre médecin à la moindre alerte.

 

Le thermomètre monte, ne cédez pas à la panique ! La fièvre est une réaction naturelle de l’organisme pour lutter contre les infections. Encore faut-il savoir comment réagir… Huit questions réponses pour balayer les idées reçues.

La fièvre est un symptôme dangereux.

Fièvre enfantFaux, c’est un phénomène sans gravité et même utile qui permet à l’organisme de défendre ! Il est rare que la fièvre soit le seul signe d’une maladie grave ou même qu’elle entraîne des complications. Néanmoins si elle persiste plusieurs jours ou gène vraiment l’enfant, il est important d’en informer votre médecin. Attention chez les très jeunes enfants (moins de 6 mois) il faut consulter immédiatement.

Baigner son enfant dans l’eau tiède (2° C en dessous de celle de l’enfant) fait baisser significativement la température.

Faux, donner un bain tiède à un enfant fiévreux risque d’augmenter son malaise plutôt que de baisser réellement sa température. De même les poches de glace ne sont plus vraiment conseillées. Attention cependant, si votre enfant apprécie particulièrement le bain, il ne faut pas se priver de lui en donner.

Il faut alterner les médicaments pour faire baisser une forte fièvre

Faux, il est important de ne donner qu’un seul type de médicament, en respectant les doses et les intervalles entre les prises. Si cela ne suffit pas à faire baisser sa température, consultez votre médecin.

Il faut maintenir une température de 18-20°C dans la chambre de l’enfant

Vrai, la température est très importante pour le confort de l’enfant qui a de la fièvre. Une température de 18-20° C est idéal en cas de fièvre, ni trop chaud ni trop froid. Attention aussi a ne pas trop couvrir votre enfant !

Il faut donner un médicament dès 38° C

Faux, généralement, il n’est pas nécessaire d’envisager la prise de médicaments en dessous de 38,5°C. Si elle est bien supportée par l’enfant, la fièvre ne nécessite pas de traitement systématique.

Pour prendre la température de manière précise, mieux vaut utiliser la voie rectale.

Vrai, mais cela n’est pas toujours facile chez l’enfant. Aussi, on peut mesurer la température sous la langue ou l’aisselle ou encore dans le conduit de l’oreille, avec des thermomètres spécifiques.

On peut utiliser n’importe quel médicament

Faux, seuls le paracétamol, l'ibuprofène, le kétoprofène et l’aspirine peuvent être utilisés. La capacité à faire baisser la fièvre de ces quatre antipyrétique est pratiquement identique. Chez l’enfant de moins de 3 mois seuls le paracétamol et l’aspirine peuvent être utilisés.

Quoi qu’il en soit, lisez toujours attentivement les notices de vos médicaments.

Les effets secondaires graves des antipyrétiques sont rarissimes

Vrai, les effets secondaires graves reportés pour l’ibuprofène, le paracétamol et l’aspirine sont très rares, seuls quelques dizaines de cas ont été reportés en 2003 pour plus de 20 millions de traitements prescrits. La sécurité de ces produits est donc très importante.

Quand bébé fait ses dents

Les premières dents de lait sont une étape importante dans la vie de bébé. Mais cela ne se passe pas toujours en douceur… Quelles sont les dents qui apparaissent et à quel moment ? Comment éviter les désagréments pour votre bout’chou ? Quels soins particuliers sont nécessaires ? Petit guide pour lui faire garder le sourire.

L'apparition des premières dents de bébé est toujours un événement familial. Conseils pratiques aux parents.

A quel âge le bébé a-t-il sa première dent ?

NapoléonC'est généralement vers six mois que l'on aperçoit la première dent de bébé : une incisive médiane dans la mâchoire inférieure. Mais celle-ci peut aussi bien apparaître à cinq mois, ou n'être toujours pas sortie à l'âge de un an. Pas de panique ! Car, dans tous les cas, la date de poussée de la première dent n'a aucun rapport avec le reste du développement de l'enfant. Certains nouveau-nés ont même une ou deux petites dents à la naissance. Une précocité que l'on attribue à Louis XIV et à Napoléon. Mais cela reste une exception...

Quels sont les signes d'une poussée dentaire ?

On reconnaît aisément les petits maux qui peuvent accompagner la poussée des dents : une fièvre légère (moins de 38°C), des selles un peu molles avec irritation du siège, un état grognon pendant quarante-huit heures. Le manque d'appétit et l'enfant qui bave beaucoup sont d'autres signes évocateurs de cette phase pendant laquelle les dents percent la gencive. Pour atténuer ces désagréments, on peut donner au bébé un anneau de dentition réfrigéré, qui anesthésie la gencive et lui procure un soulagement. En cas de sommeil agité, il est aussi possible d'utiliser un suppositoire antidouleur. Dans tous les cas, il faut demander conseil au pédiatre ou au chirurgien-dentiste.

Comment faire pour que bébé ait de bonnes dents ?

Nettoyer les dents deux fois par jour (le matin après le petit-déjeuner, le soir juste avant le coucher) à l'aide d'une compresse imbibée d'eau, puis d'une petite brosse souple dès l'apparition des premières molaires de lait. Il permet d'éliminer la plaque dentaire et d'instaurer très tôt un rituel quotidien d'hygiène buccale. Le dentifrice devra être utilisé avec modération : apposer un petit pois de dentifrice sur la brosse du jeune enfant qui ne sait pas encore cracher. Les parents jouent ici un rôle essentiel : ils doivent effectuer puis surveiller le brossage des dents de leurs enfants, jusqu'à l'âge de 6-7 ans, en leur laissant prendre de plus en plus d'autonomie. En ce qui concerne l'alimentation, rien n'est interdit. Chassons les idées reçues prétextant que bonbons et sucreries seraient seuls responsables des caries ! Les ferments consommés par les enfants dans la plupart des aliments (fruits et jus de fruits, pain, céréales ... ) peuvent, eux aussi, être nocifs pour les dents. Seul un brossage régulier permet d'y remédier. On évitera également le partage d'une même cuillère entre parents et enfants. On n'habituera pas non plus l'enfant à boire au coucher un biberon de lait, même naturel (le lait contient du lactose qui peut être nocif). De plus, il faut savoir que l'utilisation prolongée des biberons, en exposant les dents à des liquides sucrés, risque de provoquer des caries. C'est ce que l'on appelle les caries du biberon, qu'il n'est pas rare de rencontrer chez les enfants âgés de 18 à 24 mois.

Quand prévoir la première visite chez le dentiste ?

La meilleure démarche consiste à familiariser le plus tôt possible le bébé avec le cabinet dentaire. Cette première visite aura lieu entre six mois et un an. Elle permettra au chirurgien-dentiste d'informer les parents sur l'apparition des premières dents et ses manifestations, d'évaluer les risques propres à chaque enfant et de mettre en place toutes les habitudes qui permettront de prévenir toute pathologie. La deuxième consultation pourra se faire vers deux ans et demi - trois ans. Puis, les visites de rappel seront à prévoir tous les six mois, ou plus fréquemment en cas de pathologie ou de traumatisme.

Bébé suce son pouce ?

Sucer son pouce ou un doigt (voire deux !) est un acte fréquent chez le bébé.

Il correspond à un besoin physique et affectif tout à fait naturel. Mais cette habitude ne doit pas se prolonger trop longtemps lorsque l'enfant grandit, car elle risque de déformer ses mâchoires et de donner une mauvaise position à ses dents. Il faut arrêter avant l'arrivée des dents permanentes pour limiter les déformations.

Les troubles de la sphère ORL

Bronchiolite, otite, oreillons… La zone "nez gorge oreilles" est la cible privilégiée de nombreux virus et bactéries. Les troubles ORL constituent ainsi l'une des premières causes de consultation pour le bébé. Comment les prévenir et les traiter ? Des symptômes aux vaccins, tour d'horizon…

Bronchiolite

Chaque hiver, la bronchiolite revient en force et touche près de 460 000 nourrissons. Cette infection virale inquiétante est souvent bénigne. Quelle est la prise en charge ? Comment se déroule la kinésithérapie respiratoire ? Découvrez les précautions et les traitements indispensables à votre bébé.

La bronchiolite, qu'est-ce que c'est ?

BronchioliteLes mamans la redoutent dès les premiers froids... Qui ? La bronchiolite, bien sûr, cette maladie qui touche les nourrissons chaque hiver. Mais quelle en est la cause ? Comment reconnaître les premiers symptômes ? Doctissimo vous aide à mieux comprendre cette affection respiratoire.

 

Quand l'épidémie de bronchiolite menace !

Bronchiolite épidémieChaque hiver, l'épidémie de bronchiolite fait rage. De novembre à janvier, plus de 460 000 enfants sont touchés. Cette flambée hivernale provoque souvent l'inquiétude des parents. Pourtant il est possible de prévenir la contagion. Et si bébé est malade, savoir à qui s'adresser permet de ne pas se précipiter inutilement aux urgences. Petit guide pour réagir en période d'épidémie.

 

Comment guérir la bronchiolite ?

Bronchiolite traitementLa bronchiolite inquiète souvent les parents. Mais ils peuvent être rassurés : un traitement existe ! Il passe principalement par de la kinésithérapie respiratoire. Même si elle impressionne souvent, cette technique donne d'excellents résultats. Il faut simplement réagir tôt, et consulter son médecin ou pédiatre dès les premiers signes.

 

 

 

Troubles digestifs et urinaires

Les troubles digestifs sont extrêmement fréquents chez le bébé. Gastro-entérites, reflux gastro-oesophagien, intolérances… Comment réagir ? Sans parler des problèmes urinaires tel qu'infections ou pipi au lit. Voici quelques-uns des troubles auxquels vous pouvez être confrontés et les moyens d'y faire face.

Bébé : gare aux régurgitations !

Régurgitation, reflux. de nombreux bébés connaissent ces désagréments dans les premiers mois de vie. Ceux-ci se traduisent par un renvoi des aliments aussitôt avalés. Rien à voir donc avec des vomissements. Quelle est la cause de ce problème ? Quelles sont les solutions ? Faut-il prendre un lait anti-reflux ?... Nos conseils.

Les régurgitations, un problème fréquent

Régurgitations bébéEnviron 25 à 40 % des enfants connaîtraient des problèmes de régurgitations. Ce reflux gastro-oesophagien (RGO) inquiète souvent les parents. Il constituerait d'ailleurs le 2e motif de consultation en pédiatrie pour les bébés. Tout ce qu'il faut savoir sur ce problème encore mal connu.

 

 

 

 

Les solutions anti-reflux

Solutions anti-refluxPour lutter contre le RGO du nourrisson, il existe plusieurs solutions, au premier rang desquelles les fameux laits anti-reflux. Ceux-ci sont épaissis grâce à de l’amidon pour empêcher les régurgitations. Il existe également des pansements gastriques spécifiques pour nourrissons. Mais adopter les bons gestes est aussi essentiel pour prévenir ce trouble.

 

 



Vous avez dit intolérance au gluten ?

L'intolérance au gluten est également appelée maladie coeliaque. Son origine est méconnue, mais il s'agit certainement d'une réaction immunitaire plutôt que d'une réelle intolérance. Le point sur la maladie, ses causes et son traitement.

La cause de cette maladie plus rare que l'intolérance aux protides du lait de vache est inconnue. Elle est particulièrement fréquente dans les pays du Maghreb. En Europe, l'incidence des nouveaux cas varie de 1/600 en Irlande (Golway) à 1/4000 en France. On pense qu'il s’agit d’une perturbation d'ordre immunologique de la muqueuse intestinale vis-à-vis du gluten. Les nourrissons sont sensibles à la "gliadine" qui est une protéine contenue dans le blé, l'orge, l'avoine et le seigle. Il semblerait que des quantités modérées d’avoine ne soient pas nocives. Seuls, le riz, le maïs et le soja sont bien tolérés. Avec la mucoviscidose, la maladie coeliaque est la cause la plus fréquente de malabsorption chez l'enfant.

Intolérance au glutenUne prédisposition génétique est certaine et certains gênes d'histocompatibilité sont retrouvés avec une fréquence accrue (HLA DR3, DR5 et DR7 ainsi que HLA DQW2). Certains facteurs semblent favoriser l'émergence de la maladie chez des nourrissons prédisposés génétiquement : introduction précoce des céréales, apport important en gluten, l'absence d'allaitement maternel... L'introduction tardive du gluten (après 6 mois) ne semble pas diminuer la fréquence de la maladie mais en retarde les conséquences.

Le début des troubles cliniques

Il se situe dans les semaines ou les mois qui suivent la diversification et l'introduction des farines 2° âge contenant du gluten. La cassure de la courbe de poids (puis de la courbe de taille) est souvent le signe le plus précoce. Des troubles du caractère et des perturbations digestives sont les autres symptômes. Le nourrisson devient en effet triste, apathique ou hostile. L'appétit est souvent conservé et rassure à tort. Les selles sont volumineuses, fétides, molles, pâteuses et luisantes. Des vomissements, un ballonnement abdominal sont parfois associés chez un nourrisson aux membres grêles. Des anomalies des cheveux et des ongles sont notées. Le teint "carotte" est habituel chez un nourrisson diarrhéique soumis à un régime à base de carottes. L'absence de teint "carotte" chez un nourrisson diarrhéique est un argument supplémentaire en faveur de l'intolérance au gluten car le carotène, liposoluble, n'est pas absorbé. Une constipation paradoxale fait parfois errer le diagnostic quelque temps.

Les signes biologiques

L'anémie ferriprive et l'hypoprotidémie sont évocateurs. Les tests sérologiques sont très fiables. Le dosage des anticorps anti-gliadine (AAG) est rentré dans la pratique courante. Chez le jeune enfant, la mesure des anticorps de type IgA antigliadine (IgA-AG) est sensible et spécifique. Chez l'enfant plus grand, les résultats sont moins fiables et d'autres dosages sont demandés : anticorps anti-réticuline de type IgA (AAR), anticorps anti-endomysium de type IgA (EMA). Le bilan biologique comprend également le dosage des vitamines liposolubles (A et E) qui évalue la malabsorption des graisses. Les tests de perméabilité intestinale (mannitol et lactulose) commencent à être utilisés en France. La biopsie intestinale pratiquée sous endoscopie reste l'examen essentiel pour affirmer le diagnostic, vérifier l'efficacité du régime et juger de l'effet d'une réintroduction du gluten (test de provocation). L'atrophie villositaire totale permet le diagnostic histologique au microscope.

Le traitement

Il repose sur l'éviction totale du gluten grâce à un régime strict. En l'absence de traitement, le syndrome de malabsorption s'intensifierait et mènerait à un tableau de grande malnutrition. Après deux ans d'un régime bien conduit, on peut tenter de réintroduire le gluten en jugeant de sa tolérance par une nouvelle biopsie intestinale. La muqueuse intestinale est parfois normale mais le plus souvent, les lésions réapparaissent et le régime sans gluten doit être indéfiniment poursuivi.

Dépister Les Allergies

 Tests d'allergie au cabinet du médecin

 

Ces méthodes bénéficient d'un réel engouement depuis une quinzaine d'années. Leur innocuité, la rapidité des réponses qu'elles apportent, la possibilité de les multiplier, en font un auxiliaire précieux du diagnostic allergologique.

A quoi servent-ils ?

Tests chez l'allergologueLes tests ont pour intérêt de simuler de façon visible, sur la peau, le conflit généré par la sensibilisation allergique à l'intérieur de l'organisme.

Les tests viennent à la suite de l'enquête clinique menée par le praticien. Si parfois l'orientation diagnostique est évoquée par la simple clinique : rhume des foins typique, asthme aux poils d'animaux ou aux acariens, urticaire alimentaire ou médicamenteux, dans de nombreux cas plusieurs facteurs s'intriquent et compliquent la démarche. De plus en plus souvent, les médecins se trouvent devant ce type de situation et doivent affiner leur diagnostic.

Technique des tests

Les tests les plus couramment pratiqués au cabinet du praticien sont les timbres (patch-tests) et les tests épidermiques (prick-tests).

Les timbres

Ils sont utilisés pour la recherche des allergies de contact ainsi que pour celle de certaines allergies alimentaires. Ils consistent en l'application d'une série de timbres enduits de la substance que l’on soupçonne être responsable de l’allergie à des concentrations différentes, ou de plusieurs substances testées en même temps. Ces timbres sont collés sur la peau du patient et laissés en place quelques heures ou quelques jours. Le but est d'obtenir un effet local similaire au symptôme dominant du patient.

Un très grand nombre d'eczémas professionnels trouvent ainsi leur explication. Bichromate de potassium des ciments (maçons), solvants et colorants chimiques (industries diverses), matériels aussi divers que des shampoings ou laques (coiffeurs) peintures (carrosseries), etc. L'allergie au latex, rare mais très handicapante, est ainsi facilement mise en évidence.

L'enfant peut bénéficier de cette technique dès le plus jeune âge, pour des eczémas de contact : produits de toilette, lessives et assouplissants, savons mais aussi en cas d'eczéma d'origine alimentaire. Un certain nombre d'agents agressifs sont ainsi démasqués : le lait, certes, mais aussi le blanc d'oeuf, certains légumes, des colorants alimentaires. La complexité croissante de certains aliments comme les mélanges de fruits exotiques, l'introduction de colorants, fixateurs, gélifiants et autres rend souvent délicat ce type de diagnostic. Peut-on penser que l'introduction dans l'organisme de protéines génétiquement modifiées contribuera à épaissir encore plus certains mystères ?

L'oxyurose

Fréquente chez l'enfant et contagieuse, l'oxyurose est une affection parasitaire responsable de démangeaisons anales. Afin d'éviter des infestations à répétition, des mesures d'hygiène doivent être associées au traitement médicamenteux.

Des clefs pour comprendre

OxyuroseLes oxyures sont des vers blancs minuscules et filiformes de un centimètre de long environ. Ils vivent dans les intestins et migrent à l'extérieur de l'anus où les femelles pondent leurs oeufs, ce qui entraîne généralement une démangeaison dans la région de l'anus mais aussi du vagin et de la vulve chez la petite fille. On repère parfois à l'oeil nu les vers adultes mais le diagnostic peut se faire en laboratoire après détection des oeufs grâce à l'application d'un test adhésif sur le pourtour anal. L'enfant infesté contamine très facilement son entourage par le contact de ses doigts souillés.

De plus, il suffit à une personne de toucher ses vêtements et draps pour contracter la parasitose. En effet, les oeufs d'oxyures peuvent survivre hors du corps humain.

La conduite à tenir

Le traitement médicamenteux est généralement administré à votre enfant en une seule prise et renouvelé deux à trois semaines après. Votre médecin vous conseillera de traiter toute la famille. Parallèlement, vous devrez prendre certaines mesures afin d'éviter toute réinfestation. Le jour de l'instauration du traitement, changez les draps et le linge de toute la famille. Vous porterez également une attention particulière au lavage des mains, avant chaque repas, après les passages aux toilettes ou les changes de bébé. Coupez court les ongles de votre enfant et faites lui porter un pyjama fermé pour qu'il évite de se gratter pendant le sommeil. Enfin, veillez à ce que chaque membre de la famille utilise du linge de toilette distinct.

Infection urinaire

Si l’infection urinaire est facile à reconnaître chez le grand enfant et chez l’adulte - on l’identifie classiquement grâce à des mictions douloureuses et fréquentes - les signes sont plus complexes et moins spécifiques chez le nourrisson. On doit toutefois penser systématiquement à cette éventualité si le nourrisson a, sans raison apparente, une fièvre persistante, s’il souffre de troubles digestifs, d’un manque d’appétit ou si sa courbe de poids est altérée.

Un examen cytobactériologique des urines, l’ECBU, peut confirmer ou dissiper vos doutes. Pour cet examen, les urines sont recueillies dans une poche stérile appliquée après avoir désinfecté le sexe du bébé au Dakin (un antiseptique). Elles sont ensuite portées immédiatement au laboratoire. Les résultats ainsi qu’un antibiogramme, qui teste la sensibilité des éventuels germes aux différents antiseptiques et antibiotiques urinaires, sont fournis 48 heures plus tard. Le traitement est toutefois commencé dès le prélèvement des urines.

Infection urinairePar la suite, le traitement peut être ajusté en fonction de l’antibiogramme, si cela est nécessaire. L’infection urinaire peut n’avoir aucune cause évidente, si ce n’est la proximité des orifices naturels, gros intestin (par lequel transitent des millions de germes) et des voies urinaires.

En revanche, si elle se reproduit, elle peut être consécutive à une malformation urinaire qu’il convient alors d’explorer. C’est alors avec l’échographie et la cystographie (i.e. une opacification de la vessie permettant une radiographie) qu’un reflux de la vessie vers l’uretère (qui mène au rein), peut être mis en évidence.

Indépendance Santé


Pipi au lit : ça se soigne

"Ça va passer tout seul, il ne faut pas dramatiser". Pour nombre de parents le problème de l’incontinence nocturne de leurs enfants ne doit pas être envisagé autrement. Et de fait 15 % des énurésies "s’évaporent" d’elles-mêmes chaque année… mais on compte encore 2 % d’énurétiques vers l’âge de 15 ans. Un accompagnement médicamenteux précoce permettrait pourtant de libérer l’enfant.

Face au problème d’énurésie nocturne, l’attitude des mères oscillent entre banalisation (40 %) et mesures répressives (15 % demandent à l’enfant de changer ses draps et 14 % grondent l’enfant). Quant aux médecins, ils sont rarement préparés à détecter ce type de problèmes. Dans la plupart des cas, ils se contentent de délivrer des conseils hygiéno-diététiques. "Nous sommes dans la wait-and-see attitude" regrette le Dr Henri Lottman, urologue à l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris.

Une maladie pas si bénigne

Par ailleurs, l’énurésie nocturne n’étant pas considérée comme une maladie, la communication sur le sujet n’est pas réglementée. "Il s’est développé un véritable business, avec des publicités qui font des promesses mirobolantes qu’elles ne peuvent pas tenir" déplore le Dr Henri Lottman. Le seul impact mesurable tient dans le découragement des enfants et les familles. Pire, l’échec de ces  pseudo-traitements les confortent dans l’idée qu’il n’y a rien à faire.

Or, loin d’être un problème bénin qui se règlera avec le temps, l’énurésie peut profondément affecter l’enfant dans son développement psychoaffectif et son intégration sociale. L’anxiété, le sentiment de culpabilité, de rejet entraînent parfois un véritable repli sur soi. Selon un sondage de la Sofres médicale de 2000, 42 % des enfants énurétiques déclaraient éviter de dormir chez leurs amis et 36 % de partir en dehors de leur

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