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 Combler ses envies

10/2/2011

Combler ses envies

Depuis que votre compagne attend un bébé, elle est saisie d'envies subites que vous vous efforcez de satisfaire, de peur qu'elle ne déprime ou devienne irascible. Mais s'agit-il de réels besoins, de caprices, ou de superstition ?

Avant que la médecine obstétricienne ne devienne toute puissante, le savoir populaire se chargeait d'interpréter les problèmes du nourrisson. Du "mauvais oeil" à l'envie non satisfaite, les femmes disposaient de toute une palette d'explications. Ainsi le bec de lièvre était associé à la vision d'un lièvre en cours de grossesse, les angiomes étaient disait-on, la conséquence d'une envie non satisfaite de fraises ou de groseilles durant la gestation. A titre préventif, on évitait donc de contrarier la femme enceinte pour ne pas affecter, par analogie, l'apparence ou le tempérament de l'enfant à naître.

La magie de la maternité.

Même si nos connaissances scientifiques se sont développées, la maturation d'un enfant dans le ventre de sa mère reste de l'ordre du mystère et de la magie : la femme enceinte fascine. Mais son pouvoir "extraordinaire" inquiète aussi, comme si la bonne fée risquait de se transformer en sorcière : du coup, il paraît dangereux de la contrarier, de peur de conséquences néfastes sur le futur bébé. Tandis que celui-ci se prépare dans un "cocon",  on protège la femme enceinte. C'est pourquoi ses désirs, même les plus excentriques, sont pris en compte.

Un corps en mutation.

Pendant la grossesse, le corps de la femme subit une véritable révolution. Celle-ci tolère plus ou moins bien les modifications hormonales et la transformation de sa silhouette. Ses émotions sont plus violentes, ses larmes plus faciles. Les carences en fer ou en calcium créent de nouveaux besoins nutritifs : quoi d'étonnant à ce qu'une femme enceinte ait, d'instinct, envie de viande rouge, de légumes riches en fer ou se gave de laitages ? Certaines odeurs, au contraire, la révulsent, parce qu'elles lui évoquent des mets indigestes : ses lubies alimentaires sont donc souvent l'expression de besoins physiologiques.

Le deuil de l'enfance.

Attendre un bébé implique de renoncer à ne s'occuper que de soi-même. Le temps de la jeune mère se réglera désormais sur celui d'un être fragile, qui comptera sur elle pour sa survie. Les "envies" impératives sont une façon de repousser l'échéance, en se faisant dorloter comme un bébé ou comme une reine. Votre femme ne fait pas exprès d'avoir envie de fraises en hiver : elle s'offre une dernière fois le luxe de redevenir la petite fille gâtée qu'elle a été, ou la princesse de contes de fées qu'elle a rêvé d'être.

Désirs et caprices.

Bref, il n'est pas toujours facile de distinguer le désir indispensable à satisfaire, du caprice pur et simple. L'important, finalement, c'est que les images associées à la grossesse soient positives : si déjà, avant qu'il ne soit là, l'enfant suscite des conflits, on ne peut guère espérer que cela se passe mieux après sa naissance ! Tant que les exigences de votre femme n'ont pas pour effet de vous rendre esclave de ses désirs, tout va bien ! A vous de mesurer ce à quoi il est raisonnable de céder. Après tout, une grossesse, cela ne dure que neuf mois !

Category : Alimentation et grossesse | Write a comment | Print

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